MAYOTTE-OBSERVER
Informations et analyses


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UN PROJET RESPECTUEUX DE L’ENVIRONNEMENT

 

Si jusqu’ici le bilan carbone rapporté au passager à destination de Mayotte n’a jamais été évalué ni connu du public, il est bien évident que pour un voyageur au départ de Paris, qui passe par la Réunion pour aller à Mayotte, le bilan carbone est particulièrement élevé au regard de la distance entre le départ et l’arrivée. Ainsi, la création d’une piste longue permettra d’optimiser le temps de vol et donc de faire l’économie de quelques tonnes de CO2 et autres gaz à effet de serre dans l’atmosphère (actuellement la consommation de kérosène est de : 4,5l/100 km/passager en moyenne – source Fédération Nationale de l’Aviation Marchande (FNAM)). Cette consommation diminue avec la mise en circulation des Aéronefs de type A380 et A350. Notre île s’inscrit donc dans cette dynamique de préservation de l’environnement en se dotant de sa piste longue.

 

Les zones encadrées sont les zones renforcées pour l'herbier marin.


D’autre part, le tracé proposé du scenario 1 étape 2 prend en compte les problématiques relatives au respect de la faune et de la flore du lagon. On se rappellera des informations détaillées et convaincantes données par l’équipe de la DGAC lors des débats publiques à ce sujet. Ces réponses sont synthétisées dans le dossier du débat public page 60 à 62 pour chaque scénario. On remarquera aussi que contrairement à ce que certains opposants du projet l’ont annoncé, le tracé ne passe pas par les réserves  marines identifiées, même s’il s’inscrit dans le parc marin nouvellement crée.

 

Un des tracés en étude et exposé lors des débats publics


Pour limiter de manière concrète les impacts sur l’environnement, des mesures d’atténuation et des mesures compensatoires sont envisagées. Elles comprennent notamment la mise en place de rideaux anti-pollutions pour limiter les écoulements des eaux polluées vers le lagon, et l’utilisation des blocs artificiels en béton. La perturbation de la faune et la flore est limitée le temps de leur déplacement du site impacté à un lieu qui sera précisé lors de l’étude d’impact.

 

Quoi qu’il en soit, le dossier présenté par la DGAC apporte des éléments suffisants pour la protection de la nature. Nous sommes convaincus que les mesures nécessaires et suffisantes sont déjà envisagées. Leurs mises en applications devraient sans doute limiter les effets négatifs sur l’écosystème.