MAYOTTE-OBSERVER
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Mayotte ou la liberté à tout prix

 

Mayotte au commencement, une belle île habitée par un peuple souverain sur ses terre et mers. Elle fût colonisée par les européens en fin du 19ème siècle (portugais, anglais et français) et depuis 1841 officiellement, territoire français qui aujourd’hui s’apprête à passer le cap. Le cap du changement vers la départementalisation.

 

En effet, après des années d’attente et le souhait de devenir le 101ème département français ou la 5ème d’outre-mer, c’est maintenant chose faite.

 

Jusqu’à présent terre française, elle est réclamée par les autres îles voisines (l’union des Comores), qui n’ont aucune force et peinent à s’en sortir en pariant sur leur meilleur ennemi : Mayotte

 

Ah ! L’eldorado mahorais où le coq tricolore chante tous les jours au lever du soleil sa liberté et sa dépendance, pendant que de l’autre côté voisin on grince des dents en fêtant le jour de l’indépendance.

 

Comme quoi l’union ne fait pas la force sans le consentement « de chaque peuple » et non pas « du peuple ». Nuance !!!

 

L’union des Comores avec ses trois îles respectives (la grande Comores, Anjouan et Mohéli) a choisi pour son drapeau les couleurs « rouge, jaune et bleu ». Pourtant, le blanc qui selon eux est celui de Mayotte est depuis 35 ans associé et encré au rouge et au bleu de la France.

 

Dans leurs ventres vides et affamés résident un espoir et une opportunité d’aller vers l’avant en parlant d’un sujet brûlant et qui fâche (la question sur l’appartenance de Mayotte à l’union des Comores). Celle-ci attire l’opinion internationale qui soutient sans comprendre une lutte obsolète.

 

En 1975 devant une population convaincue Younoussa Bamana lançait : « Nous voulons être français pour être libre !»

 

Libre de nos choix, de nos décisions MAIS AUSSI de notre avenir. Mais jusqu’à quel prix ?

 

Les mahorais sont conscient depuis des belles lurettes que leur consommation quotidienne n’est pas VRAIMENT à la mesure de leur pouvoir d’achat.

 

Ils sont en manque de rêve et d’ambition, mais pas en manque de peine ni de soleil. On se cache tous derrière des murailles fissurées et derrière chaque éclat de rire on attend la détresse murmurée.

 

On fini par se tromper nous même à force de cacher nos carences car on manque de fidélité et d’authenticité.

 

On a beau se pencher pour ramasser les avantages cachés sous le lit rempli de promesses, mais il arrive qu’à un moment donné la colonne vertébrale ne puisse plus supporter la douleur des mensonges et de désespoirs.

 

A force d’avoir mal et pas assez rassasié, les mahorais réclament haut et fort un peu de dignité et de reconnaissance en allumant la flamme de la manifestation. Pour ne plus subir l’humiliation de la France d’en bas, sur la carte du monde, les prix doivent être contrôlés et calqués sur le pouvoir d’achat.

 

Il y a tout juste un peu moins d’un an, on pouvait observer à travers les médias du monde entier la population négroïde ‘française d’outre-mer ‘ manifestait son refus et son ras-le-bol contre la vie chère, contre l’injustice à l’encontre des hommes et des femmes qui ont gardés les séquelles de l’esclavage, notamment en (Guadeloupe et Martinique).

 

Ceci s’est soldé par des nombreux arrestations suite à aux affrontements entre les forces de l’ordre et quelques manifestants très mécontents des engagements pris par les autorités de l’état, d’un commun accord auquel n’a nullement été tenu.

 

Les D.O.M (département d’outre-mer) sont un exemple pour Mayotte qui va devenir un département d’outre-mer. Un département entièrement régis par l’article 73 de la constitution, mais pas à tout prix.

 

Aujourd’hui encore des milliers de manifestants dont la tête du cortège aux Antilles est dirigé par le mouvement LKP qui réclame le respect des engagements pris lors de la première manifestation.

 

Pour Mayotte, Une suite logique pour ainsi dire.

 

A Mayotte malheureusement et bien justement on a le même cas de figure. Mais avec un zeste d’intimidation du fait que les mahorais sont connus pour leur attachement historique et sentimental à la république française. Donc prêts à se rétrécir et à renoncer à leurs droits fondamentaux pour mieux exister aux beaux yeux de la mère patrie, la patrie des droits de l’homme et du citoyen.

 

Oui, les mahorais depuis lors ont toujours fait preuve de leur volonté incontestable mais contesté de faire partie d’un peuple travailleur digne de ce nom.

 

Faire partie de cette république française respectant les valeurs morales et physiques est un parcours de combattant fatigué et motivé du résultat.

 

Rester français sans avoir à subir, ni regretter son choix, ou encore moins à payer le prix des conséquences, c’est comme une proie ramassée sur le chemin dont la fierté reste relative.

 

En décembre 2009 les mahorais ont voulu laisser leur fierté patriotique chez eux en espérant se mettre au même niveau que leurs compatriotes de la métropole. Ceci afin que les prix des produits de première nécessité ne soient pas fixés arbitrairement par des élus non concernés.

 

Presque comme des ingénus, ils ont baissé les taxes douanières sur certains produits de première nécessité, mais rien n’y fait ! L’inflation perce le plafond de la raison. Et aucune réaction des élus, si on peut utiliser ce mot. Le Mahorais lambda tant bien que mal survit. Un SMIC qui lui permet à peine de survivre, lui a contraint de descendre dans la rue pour faire valoir ses droits.

 

Les habitants de la Petite-terre ont comme d’habitude pris l’initiative de soigner une partie de la plaie infectée. Dans leur élan, ils espéraient, éveiller le sens combatif de leurs compatriotes de la grande-terre. Mais que nenni !. Ces derniers ne se sentaient pas concernés et sont restés en « boubou » ou « chicoyi » à leur domicile, insensible au mouvement.

 

« Bravo, à tout le peuple travailleur et compatissant ».

 

La population de la grande terre est restée bouche-bée. Une sorte de désengagement qui laisse à croire que la Petite-terre est la seule partie de France, à Mayotte, qui souffre de démangeaisons sur leurs droits et sur les prix.

 

On pouvait bien évidemment entendre les moqueries de part et d’autre, de ce qu’ils appellent « échec » total sur l’ensemble des revendications.

 

Certes nous avons crié trop tôt victoire suite à la revue de la baisse du prix de la traversée de la barge, qui est repassé de 1 euro à 0,75 centimes habituel.

 

On trouve toujours dans nos magasins « Une brique de lait vendue à deux euros, une plaquette de 12 œufs atteint le prix de 10 euros, le prix d’un kilo de poissons dépasse les 5 euros ».

 

Comment voulez-vous que la majorité des gens s’en sortent, du fait notamment de l’inexistence des minima sociaux et de l’éloignement de ce territoire ? Les produits sont tous importés de la France métropolitaine et d’ailleurs !

 

Les élus de la Grande-Terre qu’on ne voyait jamais participer ni de loin ni de près à la manifestation sont allés gentiment et sagement participer aux négociations sans scrupule.

 

Négocier sans participer AUX REVENDICATIONS c’est venir à un mariage juste pour manger même sans s’y être convié.

 

Mais comme on dit : « On est ensemble dans le bonheur comme dans le malheur jusqu’à ce que la haine nous sépare ».

 

La population de Mayotte se doit de prendre son destin à bras le corps et se doit de décider de l’avenir de ce nouveau département (le 101ème) que nos aînés ont su défendre et même passé toutes les étapes en donnant leur vie pour en arriver là.

 

Payer cher est un instinct de survie, mais payer pour survivre quel que soit le prix est un cas de force majeure que l’on juge à la mesure de se que l’on gagne ou de ce que l’on prétend posséder.

 

Appelons un chat un chat. Pourquoi consulter le peuple mahorais pour la départementalisation et non pas sur la vie chère à Mayotte ?

 

OUI, POURQOUI ne pas demander aux mahorais qui se sont tus lors des manifestations s’ils n’ont pas compatis avec les accusés intimidés par le pouvoir en place sur leurs revendications ?

 

La visite tant attendue du président de la république M. Nicolas SARKOZY à ouvert une paupière à l’œil de droite tout en laissant l’autre œil de gauche un simple rêve d’enfant pour des gens accueillants et libres tout simplement.

 

 

C’est bien de nous procurer la TNT à dix chaînes cette année 2010, ça nous permettra de copier le comportement de « super nanny » en même tant que les téléspectateurs métropolitains.

 

OOOPS c’est vrai qu’on paie plus de 60 euros pour Canal+ Canalsatellite pour de rediffusions sauf en cas de match officiel bien entendu.

 

Cela encouragera aux chaînes privées de revoir leurs prix exorbitants à la baisse et nous respectera au lieu de profite de notre faiblesse de blédard.

 

On ne pouvait pas espérer mieux depuis qu’on attend Internet haut débit. ENCORE COMBIEN DE TEMPS avant l’explosion de l’œuf orange ou free ou d’un télécom tout 9 accédant à ce club internet.

 

Help on a besoin de concurrent.

 

Ici c’est TOTAL qui nous ment. Mais où sont passé les BP et SHELL qui s’alignent à l’échelle mondiale.

 

Ile reste ce cas primordial qui est la vie chère à Mayotte et vous avez osé en parler à la population qui en attendait tant monsieur le président.

 

Les mahorais sont pauvres et disciplinés.

 

Les mahorais de toute part ont besoins de s’en sortir et ont besoins d’exister certes dans la république mais les mahorais reprennent le flambeau du général DEGAULLE et dise haut et fort : ON VOUS A COMPRIS !.

 

Aujourd’hui nous sommes prêts et vous le savez.

 

Nous avons pris connaissance de la symétrie de nos valeurs, et aussi que la France accepte Mayotte dans son rang de survie en fleurissant les tombes des ses innocents.

 

A démentir en bonne et due forme n’est qu’une petite frayeur de la grande réalité d’une minorité inculpée sur leurs propres droits ?

 

Il faut savoir remplir les piscines même si ils ne sont pas pour soit.

 

Parlons-en et la vie ne sera chère que si on reste chez soit. Le peuple réclame justice.

 

 

       Analyse préparée par  : Bigwane Millions Alias N.Stephane