
4. Conclusion
23. - Le département de Mayotte n'est plus, désormais, cette idée en devenir, exprimée pour rien en 1958, votée pour rien le 11 avril 1976, envisagée pour rien par le projet de loi du 12 mai 1976 et attendue en vain pendant trente ans. Dans les termes du sénateur Adrien Giraud qui sait bien de quoi il parle, les deux lois du 7 décembre 2010 « marquent la fin d'un combat souvent difficile, tout en ouvrant une phase nouvelle » (22 oct. 2010). Car, le département de Mayotte est encore une longue page à écrire ou, plutôt, une grande œuvre à réussir. Sur la durée, il y faudra les vertus et talents de ses administrateurs, des élus locaux certainement, mais aussi des représentants de l'État déconcentré dont le comportement et l'action sur place, depuis le préfet Jean-Marie Coussirou, méritent d'être ici salués. Mais, comment, dans les années décisives qui viennent, ne pas également inciter la population mahoraise à la patience et au dynamisme, elle qui a su saisir et préserver la chance de la stabilité politique, dans l'égalité en droits et la solidarité de la nation ?
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