
Mayotte mise en danger de mort par l’immigration clandestine Embarcation kwassa-kwassa
Mayotte 1985, j’ai 10 ans et je ne comprends rien :
Mayotte française, l’identité nationale nous a montré la réalité du franc parlé et du franc français devenus notre façon de vivre et de voir la vérité en face dans un but déjà tout tracé.
Devant et même derrière nos frontières s’ouvrent à un autre mode de vie mais aussi à un autre monde. Un monde de souffrances qui aspire à s’en sortir car depuis longtemps il a perdu la fierté de son sourire.
Mayotte où les maniocs et les poissons sont remplacés par les frites, les hamburgers et les habits traditionnels par la mode venue de toute part d’Europe mais aussi d’ailleurs via la télévision par satellite.
1985, la Population est à plus de 50000 habitants. Aussi inculte mais passionnée par la venue de touristes ou de simples voyageurs qui traversent nos eaux maritimes. Mais revenons dix ou vingt ans en arrière. Dans les années 60 et 70, pendant que l’Algérie et le Vietnam offraient leurs morts en pleine guerre d’Indépendance, les autres pays colonisés par les grandes puissances en Asie, en Afrique et dans les trois océans lançaient la révolte de la décolonisation pour la liberté et la souveraineté.
Il appartient à chaque peuple de choisir son avenir dans un monde nouveau où déjà la guerre froide entre le bloc de l’EST et L’OUEST menaient par les Etats-unis et l’empire Soviétique ne tenait qu’en un fil.
«On en a marre du colon » ou « la France dehors » tels sont les slogans utilisés ces années là par des opprimés et révolutionnaires des pays qui au fur et à mesure déclenchaient des guerres ou attentats aboutissant à la naissance d’un état.
Ces nouveaux états nés par la volonté de tout un peuple n’avaient bien entendu aucune expérience en matière de développement économique, d’enseignement supérieur et n’étaient même pas capable de se défendre eux même puisqu’ils n’avaient aucune forme de code pénal et n’était nullement préparés à cette éventualité.
Ces indépendances acquises avec des conditions avantageuses pour les décolonisateurs ont fait naître dès le départ des « leaders » du peuple appelés de nos jours des « dictateurs ». Ces « présidents à vie » ont su par leur niveau primaire s’imposer, et imposé des lois « bananières » qui ne s’appliquaient que sur les pauvres. Le monde découvrait les Mouboutou au RDC anciennement ZAIRE, Idi Amin Dada en Ouganda, Mouammar Kadhafi pour la Libye et pour ne citer que ceux-là, qui par la ruse ou la violence s’emparaient ainsi du vieux fauteuil du "Missier Bouana". Ils se proclamaient présidents et s’appropriaient tous les pouvoirs avec tout le consentement du peuple ignorant et optimiste.
Portefeuille et chèque en blanc en poche, la population attend enfin de leurs leaders qu’ils leur offrent une meilleure vie après avoir sué de fatigue, coulé du sang et versé encore des larmes pour leurs martyre. Mais en vain !
Des états nés sans aucune conviction, avec des dictateurs sans aucune expérience politique laissent un pays déjà cicatrisé par des décennies de domination étrangère, dans un état alarmant qui pousse des hommes, des femmes et des enfants à rejoindre à contre cœur l’humiliation. Ces mouvements migratoires vers l’occident ou d’autres pays riches leur laisse un goût amer. Et pour certains, le regret du bon vieux colon.
Enfin 2010,
Mayotte toujours dans le girond français, déjà 35 ans sont passés, je suis un homme responsable avec des enfants en bas âges qui suivent et profitent du progrès via les nouvelles technologies qui leur rendent la vie un peu plus facile mais compliquée.
Dès la maternelle on apprend à cette nouvelle génération la valeur humaine, la morale et l’amour de la patrie. Apprendre à sa nouvelle génération le savoir vivre est un grand pas pour une jeune nation d’avancer dans la vie politique, économique et même culturelle.
Aujourd’hui l’actualité en France reste dominée par l’identité nationale. Mais c’est quoi être français ? Nous a-t-on posé la question ! |