MAYOTTE-OBSERVER
Informations et analyses


Vœux du président Nicolas Sarkozy à l’outremer 2012


Sarkozy 

Le président de la République


Dans cette salle que je connais bien où je suis venu à plusieurs reprises, je veux vous dire combien je suis heureux de vous retrouver, pour la troisième fois, afin de vous présenter mes vœux en cette année qui débute. C'est désormais devenu un rituel : il me paraît fondamental que le Président de la République vienne lui-même marquer, à intervalles réguliers, l'attachement que l'ensemble de la communauté nationale porte aux Outre-mer.

Vous connaissez la profonde considération que je porte à chacun de nos départements et collectivités, et la conviction absolue qui est la mienne que la France peut vous offrir, en son sein, un espace de liberté suffisant pour que vos identités puissent s'épanouir. Il n'y a pas, il n'y aura jamais de demande de la République française de vous mettre en situation de choisir entre votre attachement à la France, à la République, et votre attachement à votre identité.

 

Je me suis attaché à bâtir une nouvelle relation de confiance entre nous : la France à la mission de protéger vos territoires contre les soubresauts du monde, la France a la mission de vous protéger, chaque fois que vous en avez besoin. Dans le même temps, la République française reconnaît aussi la diversité de vos territoires, en sachant vous donner les moyens d'être, davantage qu'auparavant, les acteurs de votre développement. Si vous n'êtes pas les acteurs de votre développement, personne ne le fera à votre place. On peut vous aider, on peut vous soutenir, on peut vous encourager, on ne peut pas faire le travail à votre place. Et tous ceux qui racontent qu'on peut faire le travail à votre place vous mentent.

 

Pour préparer ce discours, je relisais le beau texte d'Aimé CESAIRE à Maurice THOREZ en 1956 : « Nous ne voulons plus donner à personne délégation de penser pour nous, délégation de chercher pour nous, nous ne pouvons désormais accepter que qui que ce soit se porte fort pour nous ».

 

Ce texte et d'une très grande actualité. N'écoutez pas ceux qui sont craintifs à l'idée de vous donner davantage de responsabilités. Ils disent vous aimer, mais on n'aime pas lorsqu'on ne fait pas confiance, on ne respecte pas lorsqu'on ne fait pas confiance. La France ne craint pas de vous donner davantage de responsabilité sur le plan institutionnel, diplomatique, économique, culturel.