MAYOTTE-OBSERVER
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PRÉSIDENCE

DE LA

RÉPUBLIQUE

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DISCOURS DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

 

Mamoudzou (Mayotte) - Lundi 18 janvier 2010







Monsieur le Président,

Messieurs les Parlementaires,

Mesdames et messieurs les élus,

Mes biens chers compatriotes de Mayotte,

Mes chers amis,

 

KWEZI WA MAHORÉ [Bonjour à tous]

 

A vous voir si nombreux, qui peut douter de la ferveur des Mahorais pour leur Patrie, la France, qui peut douter de votre amour pour la République, au lendemain de votre choix historique en faveur de la départementalisation ? C’est l’honneur de la France, c’est la fierté de notre pays que de savoir, par-delà les océans, réunir des femmes et des hommes aux histoires et aux cultures différentes dans un projet commun qui nous rassemble tous. Mayotte, référendum après référendum, n’a cessé d’affirmer son ancrage indéfectible dans la France.  Mayotte, c’est la France.

 

Et pourtant, mes chers amis, il aura fallu que vous attendiez cinquante et un an pour que les autorités de la République entendent votre revendication et votre volonté de devenir un département Français.

 

Depuis le « Congrès de TSOUNDZOU », marqué par la figure de Georges NAHOUDA, le chemin vers la départementalisation allait être bien long pour vous les Mahorais.

 

De grandes personnalités ont  attaché leur nom à votre combat.

 

Je pense bien à l’action des « chatouilleuses » Zeïna MDÉRÉ, Zaïna MÉRESSE et toutes celles qui ont prolongé leur combat. Ces femmes de Mayotte proclamaient « Nous voulons être Français pour être libres ! ». Aujourd’hui vous êtes Français et vous êtes libres.

 

Je pense au Président Younoussa BAMANA, Premier Préfet « élu » de Mayotte, Premier député, Premier Président du Conseil général. Il veillera pendant plus de 27 ans sur Mayotte. Je veux saluer l’action déterminante du Sénateur Marcel HENRY, de son frère Martial et je n’oublie pas, plus récemment, le rôle de Mansour KAMARDINE.

 

Vous êtes Français mes compatriotes de Mayotte, depuis 1841, c’est-à-dire depuis plus longtemps que Nice ou que la Savoie. Nous ne devons pas, nous ne pouvons pas l’oublier.

 

*

La départementalisation, tout le monde vous l’a promis en campagne électorale et tout le monde  s’empressait de l’oublier sitôt élu.