
L'immigration clandestine influe sur les conditions d'enseignement
La nécessité d'accueillir un cinquième d'élèves supplémentaires à Mayotte s'ajoute donc à la forte pression démographique et aggrave par conséquent les problèmes auxquels font face les structures scolaires sur l'île.
Cela se traduit notamment par des effectifs de classe élevés dans le premier degré : autour de 29 élèves par classe contre une moyenne métropolitaine d'environ 25 élèves. Le rapport de la commission d'enquête du Sénat sur l'immigration clandestine indiquait qu'à « Mayotte, bien que le nombre d'enseignants ait augmenté de 50 % en vingt ans, les élèves n'ont classe que le matin ou l'après-midi et 180 classes supplémentaires devraient être ouvertes pour assurer la scolarisation en maternelle de tous les enfants ».
Par ailleurs, le secrétariat d'Etat à l'outre-mer se fait l'écho des sur-effectifs importants dans le second degré. Cela se traduit par un sous-encadrement important en personnel administratif ainsi que par une surcharge des collèges, malgré le nombre important de nouvelles constructions.
Si l'immigration clandestine est loin d'être la cause principale des problèmes importants de l'éducation nationale à Mayotte, elle en accroît toutefois les faiblesses et rend la tâche de l'état, pour répondre aux besoins de la population locale, moins aisée.
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