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Grève de la vie chère : Communiqué de presse de ANKIBA YA MAORE

 

ANKIBA YA MAORE  propose des mesures pour sortir de crise durablement et permettre l’émergence d’une économie de Marché, et d’une société de consommation équitable.

 

Nous sommes à deux semaines de grève, la population mahoraise est dans les rues et crie famine. Face à cette situation, rien de concret n’est proposé pour sortir de la crise.

 

Nous constatons que le préfet est devenu le porte parole du grand patronat au lieu de défendre la population qui demande l’égalité sociale, une notion fondamentale dans notre république.

 

Les propositions formulées par les amis du préfet, la grande distribution, sont méprisante pour la société mahoraise.

La baisse des produits alimentaires attendue n’est toujours pas au rendez vous. Au lieu de cela les propositions de baisse de prix sont au maximum de 9% ce qui est inadmissible.

 

Les produits de premier nécessité retenu doivent être proposé à la baisse dans l’ensemble des magasins alimentaires et ne pas laisser chaque distributeur faire ses courses pour décider des produits qu’ils acceptent de baisser.

 

Nous proposons la sortie de crise par l’ouverture à la concurrence seule capable de permettre une baisse de prix à long terme et un renforcement des effectifs des services de la concurrence et des services de l’INSSEE, pour mieux réaliser leur mission.

 

De la même façon les associations de consommateurs doivent obtenir l’appellation d’association d’utilité publique avec des moyens financiers et humains capable de leur permettre de réaliser un vrai travail de suivit et d’étude sur la consommation à Mayotte.

 

L’ouverture à la concurrence passe par un gèle des ouvertures des magasins des grandes surfaces alimentaires et non alimentaires portés par les sociétés en situation de position dominante à Mayotte.

 

Cette mesure forte vise à permettre l’avènement des nouveaux concurrents à travers un appel à projet à la concurrence qui sera lancé par l’Etat et le département à l’exemple des projets dans le domaine de construction des hôtels.

 

Pour les commerces alimentaires de plus de 120 m2 existant dans une zone de chalandise, détenu par un même distributeur une concurrence doit être instaurer par l’obligation de céder un ou plusieurs magasin à la concurrence de façon à instaurer un équilibre dans la zone de chalandise.

 

Cette mesure vise à lutter contre la concentration des grandes surfaces dans les mains d’un groupe empêchant l’installation de la concurrence.

 

Les groupes qui sont dans cette situation ont un délai de 24 mois pour s’exécuter, à défaut une taxe sur les mettre carrés conservés pour empêcher l’émergence de la concurrence doit être instauré.

 

Cette taxe doit être forte et dissuasive, pour exemple un magasin qui as un chiffre d’affaires au mettre carrée de 10 000 euro doit subir une taxe au mettre carrée qui est le double, à savoir 20 000 euro.

 

La dite taxe sera versée dans une caisse comme le fisac pour favoriser la création des magasins de proximité.

Nous proposons également pour sortir de la crise que le département retire et cesse toute mesure visant à instaurer une détaxation douanière, nous incitons plutôt la remise des taxes voir leur l’augmentation pour donner la capacité financière au département de mener ses missions en matière d’aide sociale.

 

La mise en place de ces mesures relève d’une urgence économique et sociale.

 

Une urgence économique car elle permet l’avènement de la concurrence dans un secteur qui est fortement dominé par un groupe alimentaire qui possède plus de 70 % des mètres linéaires.

 

Une urgence sociale car elle donne au département les moyens financiers pour s’occuper du social et permet d’injecter de l’argent frais dans la consommation. Ceci à l’exemple de 30 Million de RSA qui vont aller directement dans la consommation des ménages, et donc dans la grande distribution.

 

                                                                  MASKATI IBRAHIM ALI