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Projet de piste longue : la tension monte entre les associations

Publié le 16 décembre 2011 à 00h10

 

piste longue 

Projet de piste longue envisagée de 2600 m

 

Deux jours après la fin des débats publics sur le projet de piste longue, l’association Sea Shepherd annonçait son opposition au projet et menaçait d’intervenir physiquement pour empêcher les travaux de se réaliser. Une sortie inhabituelle pour les protecteurs de l’environnement, mais aussi une sortie qui n’a pas manquée de choquer les mahorais sur place.

 

C’est ainsi que le Comité Mayotte Département a tenu à mettre en garde cette association contre toute action visant à saboter le projet du gouvernement et contre les intérêts de Mayotte. Voici le communiqué intégral envoyé aux medias.

 

Réaction du Comité Mayotte Département (COMADEP) suite aux différentes interventions des associations environnementales contre la piste Longue.

 

Après avoir pris connaissance des différents communiqués des associations environnementales contre la piste longue, le COMADEP tient à exprimer son indignation sur les méthodes d’intimidation et de menace de la part de ces associations.

 

Nous notons, pendant que l’ensemble des habitants de Mayotte était dans les rues pour manifester contre la vie chère. Pendant que le président du conseil général, les élus locaux de tous bords et les acteurs sociaux économiques réfléchissaient pour trouver des solutions à la sortie de la crise. Pendant que l’intersyndicale dénonçait le quasi-monopole de la grande distribution, des associations environnementales se sont installées à Mayotte dans le seul but de contester le projet de la piste longue en débat public sur le territoire.

 

En effet, nous avons noté avec beaucoup d’intérêts, le communiqué de l’association « Surf Rider Foundation Europe » jusqu’à ici inconnue sur Mayotte, même si elle est très active en Europe. Une nouvelle association certainement contactée par France Nature Environnement à la rescousse pour ouvrir une campagne contre le projet de la piste longue.

 

La contribution de ces associations sur le débat public et leurs communiqués dans les médias locaux, nous oblige, nous le COMADEP, à répondre techniquement sur les faux problèmes, les fausses allégations et les propos alarmistes qui sont tenus par ces associations. Si dans leurs pratiques ces associations ont l’habitude d’exiger l’arrêt pure et simple des projets pouvant avoir un impact sur l’environnement sans proposer aucune solution de remplacement, nous soutenons avec fermeté que le projet est nécessaire et techniquement faisable sans impact majeur sur l’écosystème.

 

Les documents présentés par la DGAC décrivant le projet et l’organisation à mettre en place pour limiter, justement, les impacts sur le lagon sont suffisamment clairs, convaincants et montrent que le projet est maitrisé. Rien n’est laissé au hasard ! Des solutions techniques pour éviter l’envasement du lagon sont identifiées, des aménagements pour permettre la faune de continuer à circuler dans le lagon et sur les zones d’habitations sont encore mis en évidence dans ces documents.

 

Nous rajoutons aussi, que le tracé actuel ne passe pas dans les zones de ponte de tortues ni dans les zones de réserve naturelle du lagon. La zone de l’herbier Nord de Petite-Terre se situe au nord de la pointe de badamier à Labattoir (14 km2) et la zone de la passe en « S » est bien au-delà du tracé actuel.

 

La modification de la courantologie argument phare des écologistes, n’aura que des effets limités sur le lagon et sommairement sur l’herbier. Si nous reconnaissons que ce facteur n’est pas à négliger, il faut noter que les zones de reserve naturelle, elles, seront des garde-mangers pour la faune (dugongs et tortues) avec de l’herbier stable, puisque ces zones seront renforcées.

 

Enfin, nous ne manquerons pas de souligner le caractère social, économique et le développement que cette piste longue va apporter à l’île. Nous vous invitons d’ailleurs à lire à ce propos la contribution de COMADEP sur la piste longue. Dans un monde d’ouverture où les distances se réduisent comme peau de chagrin, il n’est pas question que Mayotte reste repliée sur soi ou s’enferme sur elle-même en se privant de cette infrastructure.

 

On se rappelle de cette compagnie aérienne qui prétendait avoir des avions capables d’atterrir et de décoller en plein charge sur la piste actuelle (1930 m) sans modification majeure. Alors qu’auparavant elle disait le contraire ! Il aurait fallut qu’on ait des annonces sur ce projet pour que miraculeusement des solutions soient trouvées par cet operateur aérien de la place. Il ne s’agit que d’une seule compagnie qui veut garder son quasi-monopole. Le quasi-monopole thème majeur de la vie chère que nous voulons tous « abolir » quel que soit le domaine. Avec la piste actuelle impossible de décoller en toute sécurité dans le sens Sud-Nord (mer-ville) avec cet « avion miracle » et même avec d’autres aéronefs.

 

Mayotte doit-t-elle se laisser dicter son développement par des associations à intérêts individuels ou par des acteurs privés ? Le COMADEP répond NON avec fermeté.

 

Nous rappelons aussi que nous prenons très au sérieux la menace de SEA SHEPHERD qui, dans un communiqué sur les medias locaux, menaçait de s’en prendre physiquement aux installations et aux moyens qui seront mis en œuvre si le projet se réalisait. Il s’agit là de menaces et d’intimidations inacceptables dans notre société démocratique. Le débat public était justement là pour prendre les avis de chacun de manière à permettre un arbitrage éclairé de l’état. Nous condamnons ces intentions ignobles et méprisables de la plus ferme manière. Si ces associations pensent ne pas avoir été convaincantes et choisissent la voie de la violence, le COMADEP répond désormais qu’elles trouveront sur leur chemin la majorité des mahorais favorables au projet. Et, sans aucune ambigüité, les ripostes seront à la hauteur de leurs attaques, physiques et verbales !

 

Si certains pensent encore que Mayotte est ce territoire de non-droit, pour mémoire « Mayotte c’est la France » !. Et ce n’est pas quelques délinquants organisés, des intégristes de l’écologie, des khmers verts et des terroristes-anarchistes sous-couverts d’associations de protection de l’environnement, qui viendraient faire la loi sur le territoire Français. Le COMADEP rappelle aussi que la république Française ne se laissera pas menacer et les mahorais ne se laisseront pas intimider !

 

Enfin, nous rappelons que le monde évolue et que Mayotte doit évoluer avec son temps !. Ainsi, nous appelons encore une fois la population, les élus, les acteurs sociaux économiques à s’approprier du projet et à le soutenir de la manière la plus ferme qu’il soit.

 

Mayotte à besoin de ce projet pour respirer ! Il en va de notre survie dans une région de plus en plus compétitive.

 

COMADEP, Le président

El-habibe MADI