
Immigration clandestine, enfin bientôt un mur entre Mayotte et les Comores,
publié le 03 février 2011 à 00h15 - modifié par le modérateur le 10 février 2011 à 22h00
Tracé du probable futur mur de sécurité entre Mayotte et les Comores Non ! Ceci n’est pas une blague. Il ne s’agit pas non plus d’un mur culturel, d’un mur politique ou d’un mur virtuel mais bien d’un mur physique. La lutte contre l’immigration clandestine devra sans doute passer par là dans les années à venir ! À l’instar du mur en construction à la frontière Gréco-turque, du mur Israélo-palestinien et le mur moderne entre le Mexique et les états – unis, cette solution semble de plus en plus une des plus faciles et efficace, et constitue un rempart, au sens propre, contre l’immigration irrégulière.
Devant l’augmentation des chiffre de l’immigration clandestine à Mayotte, inutile de nier la réalité ou de se voiler la face.
Chaque année, plusieurs milliers de reconduites à la frontière, principalement des Comoriens et les chiffres ne cessent d’augmenter.
Rien que pour l’année 2010, les chiffres de la lutte contre l’immigration clandestine ont pris une hausse de 32 % par rapport à l’année précédente 2009 puisqu’au 31 décembre 2010, 26.405 personnes étaient reconduites, soit 2 fois plus que l’année dernière. On dénombrait aussi plusieurs milliers de morts dans le bras de mer qui sépare l’union des Comores à Mayotte en 2010. Bien sur il s’agit de statistiques basées sur la déclaration des survivants.
Malgré les dangers que cette traversée en « Kwassa-Kwassa » représente, nombreux parmi les candidats préfèrent tenter leur chance, quitte à perdre la vie. En effet, la pauvreté, la misère, la répression, l’absence de perspectives d’avenir, le manque de projets, l’instabilité politique, l’absence de liberté d’expression et le clientélisme n’offrent que deux solutions à la population comorienne, l’immigration ou le répression.
Et, quand on connait la situation plus qu’explosive à Mayotte actuellement et certainement pire dans le futur on s’imagine bien qu’il y a pas de place pour des nouveaux venus. Le développement de l’ile en dépend comme le sous-entendent tous les politiques! Le Gouvernement actuel à beau mettre les moyens de lutte appropriés mais rien n’y fait. Trois radars, un hélicoptère, 5 bateaux de surveillance et des moyens humains considérables, certains élus de Mayotte et certains policiers eux mêmes pensent que cela n’est pas suffisant. Certains allant même jusqu’à dénoncer une « politique du chiffre ».
La répression continue sur terre avec les chantiers de construction clandestine ou employant de la main-d’œuvre dissimulée. Les premiers qui paient le prix fort sont les Mahorais. D’ailleurs, récemment le maire d’une de grand commune de Mayotte, Koungou, a été demis de ses fonctions pour « pour aide à l’entrée, pour la location de locaux de sommeil et dans des conditions sordides, la vente d’électricité et d’attestation d’accueil».
C’est donc là qu’on se pose la question ! Mais que faut-il faire en plus ? Le législateur à répondu par la coopération régionale. Elle a pour but d’offrir une solution aux deux parties. Mais qui dit coopération régionale dit au moins deux interlocuteurs en dialogue. Or, le Groupe de Travail de Haut Niveau (GTHN) est boycotté par les élites et le gouvernement Comorien du Président SAMBI, qui ont participé à sa création ?!!.
Il y a donc aucune possibilité de discussion avec le gouvernement des comoriens actuel, qui s’entêtent à vouloir imposer son idée, à vouloir priver les mahorais du libre choix de leur destin, et à vouloir tout simplement dominer les Mahorais. Un état comorien complice et coupable des milliers de morts entre Mayotte et Anjouan car les candidats à l’immigration clandestine, embarquent au vue et au su de tout le monde sur les plages d’Anjouan, sans que la police locale n’en fasse rien.
Un gouvernement Comorien qui tente aussi de protéger des citoyens comoriens qui ont commis de crimes de sang à Mayotte en empêchant les extraditions de Madagascar vers Mayotte. Un gouvernement Comorien qui n’a qu’une seule obsession, le retour de Mayotte sous l’administration Comorienne. Mais pour faire quoi ? Partager le tableau noir déjà énoncé plus haut !
Lorsque toutes les solutions ont été envisagées. Lorsqu’un état manque à ses obligations. Lorsqu’un état encourage ses citoyens à « envahir » un territoire par tous les moyens. Plutôt que le droit d’ingérence, il n’y a qu’une seule solution de dernier recourt, LE MUR !
Pour se protéger des agressions de leurs ennemies, autrefois les royaumes dressaient des remparts et des murs. Pour exemple, croyez vous que la muraille de chine était construite pour attirer les touristes ? Non pour se protéger !
Le ministre de l’intérieur Brice Hortefeux s’est prononcé favorablement au mur en construction à la frontière Gréco-turque. Son prédécesseur, M. Besson n’en était pas contre non plus. Il s’agit là d’une mesure qui irait sans doute « dans le bon sens » aussi pour Mayotte si aucune lutte commune n’est faite entre Moroni et Paris.
Ainsi, notre observation nous fait penser que si l’union des Comores continue à agir de la même façon dans les années à venir, il y a fort à parier que ce mur deviendra de plus en plus une réalité à Mayotte. Après tout, si les Européens sont favorables ou soutiennent le mur en Grèce, il n’y a pas de raison qu’ils ne fassent pas la même chose pour un RUP en devenir. Espérons simplement que le nouveau gouvernement de l’Union des Comores sera plus ouvert au dialogue et à la coopération. |
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