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Publié le 16/09/2010

 

Mise en place des Transports en commun à Mamoudzou.

 

Mode de transport en commun rêvé pour Mayotte 

Mode de transport en commun rêvé pour Mayotte

 

 

Le jeudi 09 septembre  avait lieu à Mamoudzou la réunion du comité de pilotage pour la mise en place des lignes de transport en commun qui permettront de désengorger la ville de Mamoudzou de ces nombreux embouteillages. Les communes de Koungou, Bandrélé, Pamandzi, Chirongui et Dembéni on été conviées, mais semble-t-il que seules Mamoudzou et Pamandzi ont répondu présentes.

 

Bien heureusement que les acteurs du développement local tel que la DE, le comité du tourisme, le syndicat des taxis et un cabinet d'experts ont eux répondus favorablement.

 

Il faut dire que le problème des bouchons dans la commune de Mamoudzou est plus que préoccupant. L’axe jeté vers la zone de kaweni est quasi impraticable pendant les heures de pointe. Des déviations à la va-vite sont créées. Des solutions de rafistolage sont imaginées. Notamment, la délocalisation de certaines activités hors de la commune de Mamoudzou, sans en avoir prévu les infrastructures adhoc.

 

Depuis des années, les élus locaux savent que le chef-lieu ne peut pas absorber toutes les activités de l’ile. Une étude du CETE, prévoyait déjà, en 2006, la saturation du réseau périphérique de Mamoudzou aux alentours de 2017. Et pourtant, rien n’est fait ! On a continué à concentrer dans la zone NEL les activités commerciales, industrielles et les services.

 

Des incitations à s’installer dans les communes de Petite-Terre, de Koungou et de Démbeni pourraient très facilement déjà évacuer une partie du problème. Il suffirait que les élus du Conseil général se charge du problème à bras-le-corps en mettant en place les mêmes dispositifs d’exonération de charges et les aides diverses qui existent.

 

C’est donc à la veille de la départementalisation qu’une réunion sur ce point est organisée pour réfléchir à la mise en place des transports communs. On notera avec insistance qu’aucun cabinet, ni société spécialisée dans l’organisation des transports, telle que Veolia transport, la transdev, etc…n’ont été convié et n’étaient présent. Seul un cabinet d’avocat, Cloix et Mendes-Gil, était présent.

 

Une grande question demeure. Pourquoi faire participer un cabinet d’avocat à une réunion de réflexion sur le transport en commun, alors même qu’aucun tracé, ni plan de déplacement Urbain (PDU) n’existe ? N’est-ce pas là une façon de mettre les charrues avant les bœufs ?  Ce plan de déplacement urbain aurait sans doute pu dire le tracé le plus optimum, s’il s’agit de transport sur site propre, le gabarit des véhicules et bien d’autres informations utiles à la prise de décision. 

 

Quoi qu’il en soit, c’est bien le cabinet d’avocat, Cloix et Mendes-Gil, qui a été choisi pour faire l’étude de la mise en place des lignes de bus. Il faut croire que manifestement à Mayotte n’importe qui peut faire n’importe quoi !

 

Attendons donc de voir ce que le cabinet d’avocat, je rappelle qui n’est pas spécialisé dans les problématiques des déplacements urbains, va nous sortir comme rapport, dans le 18 mois prévus. Certainement que le rapport va être sous-traité entrainant ainsi des frais supplémentaires. Vu les finances du Conseil général, on aurait sans doute pu s’adresser directement à une société spécialisée dans l’organisation des transports, comme il en existe plusieurs sur le territoire Métropolitain.