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Publié le 29 Juin 2010


Mayotte, l’état décrète la fin de la polygamie !

 

 

Mariage traditionnel Mahorais, non reconnu par les lois!

Mariage traditionnel Mahorais, non reconnu par les lois!

 

 

C’est au 2 juin dernier que la population française découvrait que les mahorais étaient des polygames. Sur fond de suspicion de polygamie à Nantes, c’est à grand coup médiatique que la ministre de l’outre-mer annonçait que la possibilité de contracter des unions polygames est désormais supprimée à Mayotte, mais les situations en cours pourront subsister.

 

Mme Penchard a présenté en Conseil des ministres une ordonnance sur le statut civil de droit local à Mayotte. "L’ordonnance va mettre fin définitivement à l’inégalité entre les hommes et les femmes puisque l’âge auquel les jeunes filles pourront se marier va passer de 16 à 18 ans, que la répudiation est interdite et puisque, surtout, il n’y aura plus de possibilité de faire des unions polygames", a affirmé la ministre.

 

"S’agissant des situation actuelles" de polygamie, "elles sont maintenues", a-t-elle précisé. Selon le compte-rendu du Conseil des ministres, l’ordonnance "constitue une nouvelle étape dans le processus de modernisation du statut civil de droit local applicable à Mayotte et contribue à préparer la collectivité à son accession au statut de département d’outre-mer".

 

Et pourtant, c’est avec beaucoup de regret que le ministre de l’intérieur M. Hortefeux reconnaissait l’impuissance des textes des lois françaises envers les unions religieuses, les concubinages ou unions libres.

 

"La définition que le code pénal fait de la polygamie n'est pas adaptée à la réalité", a affirmé le ministre, car, de ce fait, "personne ou presque n'est juridiquement polygame en France", a-t-il dit. Le droit "ne tient pas compte des mariages religieux, ni des situations de communauté de vie et d'intérêts qui constituent, en réalité, une 'polygamie de fait', organisée pour qu'un homme vive des prestations sociales perçues par des femmes".

 

Sur cette base, le gouvernement va devoir mettre en place des mesures appropriées justement pour le cas de Mayotte. Des situations comme celles de Nantes, de M. Lies Hebbadj, sont et seront nombreuses. Il ne suffit pas de voter des lois de suppression de ceci ou de cela, mais de faire surtout une grande campagne de communication auprès des femmes qui sont les premières à inciter ces pratiques.

 

En réalité depuis les accords de 2000 signés avec le gouvernement socialiste de Lionel Jospin, la Polygamie était interdite (même si le décret vient de sortir). Cependant, des polygamies de fait se sont développées dans toute l’île depuis, et aucun constat d’union de fait n’a été réalisé. Mais qu’est-ce donc ce constat ? Comment peut-on mettre en place ce genre de procédé ? Combien de fois doit-on surprendre un homme et une femme, puis ce même homme avec une autre femme pour conclure à une union de fait ? Et si c’est la femme qui va voir un autre homme ! Le texte ne prévoit pas ce cas.

 

A moins de lancer une campagne contre tous les infidèles sous couvert de lutte anti-polygames, on se demande réellement comment une idée comme celle-là puisse sortir de la bouche de nos élus nationaux. Il va falloir embaucher beaucoup de gens pour surveiller tous ceux qui ont un comportement sexuel à tendance polygame ! Un nouveau délit !

Autant dire qu’il s’agit bien ici d’une mission impossible ! Sinon toute la population Française serait concernée ! bien sûr en enlevant les jeunes de moins de 18 ans. Ainsi, les décrets et les annonces peuvent continuer à pleuvoir. Pendant ce temps, la pratique de ce phénomène continue aussi bien en France comme à Mayotte, ce n’est qu’une question de définition.

 

En somme, c’est bien les mentalités qu’il faut travailler et non la politique de la peur et de la répression. Sanctions par-ci, privé de ceci, amende par là, tout ceci pour « un coup d’épée dans l’eau ».