
Mayotte 1ère et les chroniques de la République des copains… Publié le 15 Février 2012 à 22h12
Le directeur régional, M. Gerald Prufer
Nous poursuivions notre enquête sur les nominations de complaisance et le clientélisme Parisien à Mayotte 1ère, que nous avons mis la main sur l’édito du Directeur régional M. Prufer. Nous vous diffusons donc cet « édito » dans son intégralité suivi de notre analyse. Les mots clefs sont soulignés pour que vous puissiez bien vous repérer.
L’édito commence par “Tout le monde est là”. Nous ne savons pas s’il s’agit d’une exclamation, d’une interrogation, d’une expression de joie cachée ou d’un soulagement ?! En matière d’écriture, la ponctuation change beaucoup le sens d’une phrase. Nous considérons donc cette petite phrase comme une expression de joie pour le directeur de savoir que son copain est maintenant bien installé. Il s’agit en quelque sorte de souhaiter la bienvenue à M. Bouquet-Grilli, le nouveau directeur d’antenne sans pour autant attirer l’attention sur lui qui ne semble pas faire l’unanimité.
En effet notre enquête nous a amené à la Réunion, la station Réunion 1ère, où en 2008 le directeur régional, le directeur de la station, s’appelait M. Gerald Prufer. A cette époque ce directeur avait le même directeur d’antenne, M. Bouquet-Grilli ! Notez par ailleurs que les deux personnes sont amies depuis des nombreuses années. Ce n’est pas leur amitié qui est en cause, mais leurs arrangements avec exclusion des mahorais !
Un fait remarquable à souligner ici, c’est qu’aucun des deux n’a fini son « mandat » à Réunion 1ère. Le premier à partir fut le directeur d’antenne (M.Bouquet-Grilli). Il avait même mérité un petit surnom réunionnais que nous tairons ici. En fait, lors d’une diffusion d’un match en direct, le directeur aurait demandé à ses techniciens quand finissait le match ! On lui rappela que pour un match en direct, il pouvait se passer plusieurs choses qui pourraient décaler la programmation.
Mais, il aurait insisté pour que les techniciens fassent le nécessaire pour que le Journal commence à l’heure. Stupéfaction et panique dans la station ! Les techniciens ne savent pas s’ils arrêtent le match ou s’ils continuent la diffusion ? Il semblerait d’après les explications que nous avons recueillies qu’on arrête jamais un match en direct ! Ce fut donc vu comme un « blasphème » dans la profession. Il accumulat donc d’autres maladresses que la coupe fut pleine. Il fut rapatrié vers Paris quelques mois après et disparu dans la nature. Oui dans la nature, puisque il n’avait intégré ni France-Télévision ni Outremer Première. La preuve, il ne figurait même pas dans la liste des emails jusqu’à son arrivée à Mayotte. Sa nouvelle messagerie vient juste d’être créée.
Quant à son ami le directeur régional, il fut retourné à Paris aussi, sans avoir fini son mandat de 3 ans. Le directeur des antennes Outremers (à Paris), à cette époque M. Laventure, a certainement tiré les conclusions de cet échec en le rapatriant à Paris. Au siège Malakoffien, il fut mis dans un placard doré, puisqu’il n’avait pas d’attribution de poste. Tranquillement en attente, il fut bénit en venant à Mayotte. Au moins, là-bas les gens ne sont pas trop regardant !
Bien installé, sans faire trop de bruit, il n’oublie pas son ami. Dès que le poste de directeur d’antenne fut libéré, il le bloqua pendant 1 an et demi sans aucune raison. Il se garda de diffuser le poste ni d’en parler aux compétences locales. Même pas à l’adjoint du directeur d’antenne en activité !
Et puis, dans cet « édito » il brouille les pistes en faisant semblant de donner les orientations pour cette nouvelle année 2012 qui sera pleine d’activités intéressantes et de production de qualité. Et au passage il se fait pincer les doigts. En effet, il n’a pas manqué de dire que du bien des personnes qui pourraient lui poser des problèmes. « J’ai beaucoup appris pendant de longs mois aux cotés d’Haloua et de Nicole, mais aussi d’Abal et d’Anne-Marie ».
Pour voir plus clair, Haloua était l’adjoint du directeur d’antenne du prédécesseur et, est l’adjoint du nouveau ? Si elle avait tellement de bonnes choses à lui apprendre, cela aurait été certainement mieux de la mettre à la tête du service ? Mais enfin, une personne qui aurait des capacités remarquables, compétente et dévouée comme on peut le comprendre de ce que dit le directeur, pourquoi n’a-t-elle pas eu sa chance ? Peut-être qu’elle est bonne que pour les petites mains, mais pas taillée pour le titre réservé au belles carrosses Métropolitaines !.
Cela nous fait penser à cette image de Malcolm X, qui, le meilleur élève de la classe, on conseille de faire de la menuiserie à la place d’avocat !
Pour ce qui est d’Abal, il s’agit d’Abal Kassim le leader syndical CGT de Mayotte 1ère. Il est de bon intérêt de le ménager avant qu’il se mette à protester de cette nomination. Avec les syndicats à Mayotte, il suffit, comme on l’a vu lors des grèves contre la vie chère, de leur donner « une banane » et c’est gagné ! C’est ce qui se passe en ce moment. Il faut le caresser dans le sens du poil pour la paix du DUO.
Quant à Anne-Marie, disons plutôt madame Prufer, elle est venue à Mayotte avec un poste créé pour elle. Un poste qui n’existe pas dans la station et, qui comme on l’a appris, elle partira avec ! Inutile de penser qu’à son départ, on mettra un local.
On remarquera que dans cet « édito », il n’y a pas un mot, une expression, pour remercier de manière générale tous ces « anonymes » qui travaillent pour Mayotte Première. Ce jardinier, ce balayeur, ce technicien, etc….Mais il finit quand même par « Directeur Régional de Mayotte 1ère, Et fier de l’être » ! Avec cette petite expression ‘et fier de l’être’, il vient juste de souligner qu’il y a un espèce de malaise, de culpabilité, se reproche quelque chose, ou se sent indexé ! On ne voit vraiment pas ce qu’il y a être fier ?! Si ce n’est que d’avoir mis ses amis !
En quelque sorte et vu le contexte, on pourrait dire « Directeur Régional de Mayotte 1ère, Et je m’en fou » !
A l’heure ou nous écrivons cet article, on apprend que le poste a été publié le 9 février 2012 à Mayotte 1ere par affiche. Dans cette annonce on observe que les candidatures sont à déposer à M. Gérald Prufer, lui même jusqu'au 02 mars 2012 ! Alors que la prise de fonction de M. Bouquet-Grilli est effective depuis le 06 février 2012 !. Pour un poste déjà pourvu, autant dire qu’il prend les gens pour des « villageois ». Il aurait pu le faire au moins avec tact!
Par la même occasion nous apprenons que la fiche de poste est modifiée, taillée exactement au profil de M. Bouquet-Grilli. Puisque dans la fiche de poste, partie "Formation", aucun diplôme de niveau I (type bac + 5) n'est exigé pour occuper le poste ! Il est simplement précisé "Formation supérieure de type journalisme, audiovisuel " ! C’est bien une nouveauté, pour un poste de cadre Directeur des Antennes TV, on n’exige aucun diplôme de niveau I ! Autant dire que le Directeur régional, M. Gérald Prufer a remanié à sa façon la fiche de poste pour qu'elle convienne au mieux à son ami.
En comparant avec les autres fiches de poste d’outremer on se rend compte que seule la fiche de Mayotte ne porte pas l’exigence d’un Bac+5, en plus des autres exigences.
Outre-mer Première accepterait-elle des qualifications moindres à Mayotte qu’ailleurs ? Dans ce cas on pourrait penser qu’on veut une chaine médiocre à Mayotte au lieu de tendre vers l’excellence ! Ou bien on a supprimé ce point de manière délibérée pour élargir les possibilités au bac+2 voire sans bac du tout. Cela se fait seulement si on n’a pas réussi à avoir des candidatures suffisantes pour faire un meilleur tri.
Quoi qu'il en soit, la fiche a été publiée après le 6 février (date de la prise de fonction de M.Bouquet-Grilli) et le poste est fonctionnel avant le 02 mars (date butoir des candidatures). Une absurdité absolue et grave pour un poste de cette envergure à pourvoir au sein d'une chaine de télévision du service public.
Et dire qu’il ose parler de « Réaliser des produits de qualité »
Pendant ce temps, et de sources sures, des compétences ultramarines, de surcroit Mahoraises et occupant des postes à responsabilités équivalentes, voire les mêmes en Métropole et à Mayotte sont écartées de la courses.
Mayotte 1ère accueille donc le club des amis en mal de bronzage, et de petits arrangements au détriment de la compétence locale formée depuis des années au sein d’outre-mer première. On fait même fi des qualifications requises en plus des compétences et l’expérience.
Tout cela est suspect et il est encore surprenant que les syndicats ne soient pas encore montés au créneau car la coupe est pleine !!!. A moins que la division entre les locaux soit si profonde que c’est « le chacun pour soi ». |
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