
Qui sont les vrais dirigeants du nouveau conseil général de Mayotte ?
Publié le 17 mai 2011 à 23h50
le président Daniel Zaidani et le Premier vice-président Ibrahim Aboubacar
Composée des gens qui n’ont aucune parole, aucune conviction politique, aucune idée de l’intérêt commun, des opportunistes intéressés, sans le moindre programme pour la mise en place de la départementalisation, voilà ce que les dernières tractations du 3ème tour des élections ont donné.
Nous avons tous assisté avec tristesse aux bassesses de leur comportement ! Ce n’était pas la guerre des chefs… non loin de là ! Mais tout simplement celle des privilèges. Comme si le conseil général était devenu le lieu d’enrichissement personnel et de pouvoir absolu. Chacun se battant pour avoir la position la plus prestigieuse sans se soucier de la compétence de chacun et des attentes de la population.
Aussitôt arrivée au sein de cette assemblée, ils ont tous oublié les programmes de la phase électorale, les promesses, et le peuple qui les a élus !
Négociations par-ci, négociations par-là ! On finit par sortir deux clans, oui on peut parler de clans, car ils n’ont rien de ce que l’on peut appeler équipe. On forme un clan pour sa survie et une équipe pour travailler ensemble. Or, de ce que l’on a vu ces derniers jours, des grandes questions peuvent se poser sur la façon dont les progressistes vont pouvoir travailler avec le PS, le PSM, les sans étiquettes et les MDM. En somme, mise à part le programme commun de mettre l’UMP_NC et Douchina dehors, ont-ils un programme commun pour Mayotte et sa population ?
Aucun des membres du nouvel exécutif du conseil général ne s’est intéressé à la question. Peut-être qu’ils sont entraine de concocter ce fameux programme « progressiste » en ce moment ! A moins que certains soient déjà partis en mission à Paris ou dans la région !
Des choses ont été dites, des rumeurs ont été entendues, des accusations ont été adressées ! On se demandait même qui est le responsable de cette belle petite merde au sein de notre conseil général ? En réalité il n’y a pas UN seul coupable, mais bien DES coupables.
Voici donc pourquoi nous affirmons qu’il y a des coupables et non un seul comme on a failli le comprendre dans les différents échanges télévisuel et radios.
D’abord commençons par le fameux Ibrahim Aboubacar, conseiller général de Sada. Celui-ci est le premier à crier à la honte pour la république dès qu’il a eu le micro à portée. Il a vigoureusement critiqué le préfet qui fut une proie facile dans cette affaire. Critiques infondées comme si on cherchait un coupable ailleurs que dans la responsabilité des élus eux-mêmes. Une façon de tirer à vue sans discernement.
Puis, il a fustigé le comportement des membres de l’UMP ! Grande surprise de sa part. Jouant la vierge effarouchée, il a vite fait d’oublier qu’il est co-responsable du très mauvais bilan de l’UMP. Dans la mandature passée, il s’était allié à l’UMP. Une union contre nature, mais qu’il avait quand même fait, étant même allé jusqu’à devenir le bras droit de M. Douchina (UMP)!
Quelle crédibilité pouvons-nous avoir sur sa personne quand on sait qu’il suit le vent comme une girouette bien huilée ? D’ailleurs il tourne plus vite que le vent ! Comment hier ami de M. Douchina et allié de l’UMP, il a pu faire volte face aussi rapidement que le vent ! Sans doute pour des règlements de compte personnels. Ou sans doute par ce que les Progressistes proposent mieux. Il devra sans doute s’expliquer s’il espère rester en politique. D’ailleurs à ce propos, nous avons appris dans les coulisses que son ralliement est conditionné au soutien de sa candidature par les « progressistes » à la députation pour la zone sud de Mayotte (législatives).
En effet, il envisage sérieusement de devenir candidat aux législatives de l’année prochaine (dans 11 mois). Et pour y arriver « je vous soutiens, vous me soutenez » ! Sauf que, il oublie que d’autres candidats dans sa majorité pourraient se déclarer.
Pour le moment, il se contente d’accumuler les casquettes et de placer ses amis et sa famille. Président de la commission de ceci, président de la commission cela, il a pour l’heure déjà cinq (5) casquettes. Il semblerait qu’il se prépare aussi à se battre contre RAOS pour la présidence du Comité du Tourisme. Cela promet des belles batailles à venir !
Dans les douze mois à venir, on va sans doute voir les affaires de Mayotte en suspens puisque la coalition contre UMP va s’effondrer comme château de sable au soleil. D’autres unions contre nature vont se faire. C’est donc là qu’on va voir si la présidence de M. ZAIDANI va pouvoir résister à tous ces «ou singania ». Avec 10 voix contre 9 de l’opposition il y a de quoi penser que cet imbroglio n’est pas fini.
Puis, le cas de Daniel Zaidani. En cinq années il a fait tous les partis politiques mahorais. Pire que la girouette d’Ibrahim Aboubacar, c’est le transfuge absolu ! On appellerait cela en anglais « sneaky-man » ou bien « swing-man » (homme serpent, une fourbe). Premier engagement politique au NEMA de Said Omar Oili. Il resta un an ! Puis rejoint l’association « Oudahilia haki za wa Maoré » (défendre les intérêts de Mayotte). Pendant ce temps il n’a pas cessé de critiquer son ancien parti le NEMA à chaque occasion. Et, paf il s’engage auprès du député actuel, M. Aly Abdoulatifou, au MODEM. Quelques mois le temps de prendre ses repères et il créa un mouvement local à Pamandzi « Ouvoimoja » (l’unité) pour conquérir la mairie de cette ville. Avant même d’arriver aux élections communales, il quitte le groupe et se présente en candidat libre ayant compris que c’est l’actuelle mairie qui était pressentie pour ce poste.
Ayant perdu les élections de maire à Pamandzi, il prend quelque jours de repos et fait une résurrection au MDM. Le poste étant vacant car celle qui était pressentie était démissionnaire.
Fraichement élu conseil général de Pamandzi, les premières négociations avec l’UMP locale et Paris lui donnaient le poste de premier vice-président chargé des finances au côté de M. Douchina.
Puis, il fait volte-face la veille du jeudi 31 mars pour rejoindre les progressistes qui lui ont promis la présidence du conseil général. Ses états de service ne permettent pas de le mettre au premier plan des accusations. On dira tout simplement qu’il était au bon endroit au bon moment.
Le troisième vice président RAOS et le chef de file de l'opposition Said Omar oili
La troisième personnalité, et pas la moindre, le principale acteur de cette alliance fut Said Omar Oili. Opposant farouche de l’UMP et de la droite en général, son seul objectif c’était de ne pas voir M. Douchina en poste. Manipulateur, agissant en coulisse et prêt à tous les coups bas quel que soit l’adversaire politique, il est celui par qui tout a été possible. Pour le moment il ne se met plus devant la scène de manière ostensible car il prépare sa candidature aux législatives de 2012 pour la zone nord de Mayotte. Fin stratège, il a tout intérêt que le mandat de M. Zaidani soit un échec total. Ainsi il pourra se faire valoir comme le sauveur de la départementalisation.
La grosse question qui est sur toute les langues c’est quand vont-il se battre entre eux ? Quand on sait que leur accord ne tiens à rien qu’à la parole donnée…. Et quand on sait ce qu’on a vu, il y a de quoi parier toute sa fortune que cela va vite arriver. |