
L’église n’offre plus de protection aux chrétiens Africains de Mayotte Publié le 24 mai 2011 à 22h05
Le Pape Benoit XVI
C’est avec stupéfaction que nous avons appris que l’église « notre dame de Fatima » de Mamoudzou a demandé l’assistance de la préfecture pour évacuer les immigrés clandestins africains qui campent dans sa court.
S’il est de coutume de chercher refuge auprès de l’église en cas de difficulté, cette fois, à Mayotte, les autorités religieuses Chrétiennes ne l’entendent pas de cette oreille. La charité a ses limites et l’hospitalité n’est pas donnée à n’importe qui ! Autant croire que "au nom de la doctrine de l’Eglise et de la défense de la dignité humaine" cela ne marche pas. Benoit XVI l'avait pourtant dèjà rappelé : les États ont le droit de réglementer les flux migratoires et de défendre leurs frontières.
Ils sont venus de l’Afrique de l’Est (Rouanda, Burundi, Ouganda, Kenya..) et sont entrées clandestinement à Mayotte via la filière Anjouanaise pour chercher la paix et la fortune dans cette France perdue en pleine terre africaine. Mais face à l’intransigeance des autorités locales et de Paris, aucune régularisation n’a été possible, alors que la plupart demande le statut de refugié politique.
Les dossiers sont toujours en instruction à Paris à l’OFPRA et il semblerait que les délais légaux d’instructions sont dépassés depuis longtemps. Mais ils devront encore attendre, car il faut comprendre que face à l’afflux des immigrés de la révolution arabe et ceux de toute part, les services en charge d’examiner les dossiers de ces immigrées clandestins ne font pas du tout une priorité de leur cas.
Ils sont ainsi délaissés, errant dans nos villes et villages sans desseins spécifiques et vivotant de mendicité et de dons que certaines associations de bienfaiteurs leurs donnent. Soutenus il y a quelques mois par ces mêmes associations (France terre asile…), ils ont manifestés dans la ville de Mamoudzou pour dénoncer cette situation et attirer l’attentions des autorités locales (le préfet) pour qu’ils puissent avoir ne serait-ce qu’un permis temporaire de travail. Ils ont profité de cette manifestation pour exiger tous les droits existants en Métropole pour les immigrés à Mayotte. Ils ont sans doute oublié que certaines choses ne seront applicables que dans 25 ans à Mayotte, peut être même y compris les droits des immigrés !
Mais, le temps est passé, de l’eau a coulé sous les ponts et leur situation n’a pas changée. L’église a donc décidé de les mettre dehors sans aucun état d’âme. Et drôlement là, on n’entend aucune association s’élever contre cela ! Doit-on penser qu’il s’agit de complaisance entre des gens qui se ressemblent ? Ou doit-on penser que ces associations de défense des droits des immigrer ne se réveillent seulement que lorsqu’il faut s’opposer aux Mahorais ? Les questions méritent bien d’être posées.
En suite, les expulser pour aller ou ? Pour les voir dans nos rues et nos villages ! Comme disait l’autre, si tous ceux qui les défendent en prenaient un le problème serait vite résolu ! L’église serait libérée et nos rues seraient pacifiées. |