
Publié le 27/04/2010
Mayotte face aux évacuations sanitaires sauvages

Embarcation « kwassa kwassa » utilisée par les clandestins
Rien que depuis quelques mois on assiste à des évacuations sanitaires sauvages depuis l’ile d’Anjouan vers Mayotte.
Des blessés, des malades ou des pseudo-blessés et malades imaginaires « atterrissent » sur les plages de Mayotte chaque petit matin.
Dans la nuit du dimanche 11 avril on découvrait dans une embarcation de fortune (kwassa), en plus des passagers clandestins « migrants de la faim », un homme blessé à la jambe. Selon des informations locales, l’homme souffrait d'une fracture et avait été perfusé depuis Anjouan, puis sa famille avait cotisé pour payer son passage clandestinement vers Mayotte par kwassa-kwassa.
Il y a aussi un mois on découvrait sur une autre plage de Mayotte, un homme abandonné qui souffrait de contusions multiples. Il aurait été laissé là par des passeurs venus exprès d’Anjouan pour lui permettre d’avoir les soins nécessaires sur place.
Le manque de soins d'urgence et le manque de soin tout court incitent les blessés à prendre le kwassa pour venir se faire soigner à Mayotte ou les infrastructures appropriées ne cessent d’augmenter et la qualité de soin de s’améliorer.
Comment peut-on croire à cette nouvelle parade «d’évacuation sanitaire » ? Autrefois ils venaient parce qu’ils avaient un membre de famille sur place. Puis ce fut le motif d’accouchement. On se souvient la remise en cause du droit de sol par l’ancien ministre des DOT-TOM, F. Barouin. Et maintenant c’est le motif des malades et des blessés enquête de soins. On est en droit de douter quand on sait combien ils sont prêts à « payer » pour entrer à Mayotte. Ils vendraient enfants, père, mère, et tout ce qu’il faut pour cela !
Toutefois, même si on veut accorder un peut de honnêteté à cela, on est en droit de se demander ou sont passés ces médecins, ces chirurgiens, ces spécialistes Comoriens dans tous les domaines de la médecine qu’on nous bassine à longueur de journée ? Serait-ce un mythe ou un phantasme collectif ? Ou bien ces mots n’ont peut-être pas la même définition entre les deux rives ! 34 années d’indépendance, c’est toujours le statut quo !
Jusqu’ici les autorités ont accueilli ces personnes sans se poser beaucoup de questions. Si cette situation montre l’absence d’hôpitaux dignes de ce nom aux Comores, cela montre surtout que les Mahorais sont en danger, un danger extrême.
Qui peut garantir aux habitants de Mayotte leur sécurité sanitaire. Pendant qu’à Mayotte on lutte contre les maladies infectieuse, vectorielles et surtout contagieuses, de l’autre coté c’est l’absence de projets politiques et sociaux.
Ainsi la transmission d'un micro-organisme: virus, bactérie, parasite, champignon de type infectieuses, et des effets pathogènes ne peuvent pas être stoppées. Les habitants de l’île sont donc exposés au maximum.
Face au soulèvement de la population de certaines communes de Mayotte qui manifestent leur ras-le-bol, le préfet de Mayotte sur les ondes de RFO a récemment tenté de calmer le jeu en assurant aux mahorais l’engagement de l’état dans la lutte contre l’immigration clandestine. Il confirme surtout que cette question est bien une mission régalienne et que des milices privées n’étaient pas autorisées à Mayotte.
Oui mais, quand le président de la république le 18 janvier 2010, sur le parvis du comité du tourisme de Mayotte désignait les Mahorais comme complices dans cette affaire, on ne peut pas, via le préfet, aujourd’hui les empêcher d’agir. Pour le moment les actions sont pacifiques et le droit à la dénonciation devrait devenir une pratique courante.
Il faudrait donc que les brigades de la PAF désertent les plages les dimanches et fassent leur travail. Vu le contexte à Mayotte, la politique du chiffre instaurée par le président de la république est une belle chose. Même si au premier trimestre les chiffres montrent que les records vont être battus, il n’est pas question pour les mahorais de relâcher la pression. N’en déplaise à ceux qui sont venus que pour le soleil.
On sait tous que l’entrée d’un étranger sur le territoire français est suivie d’une batterie de tests et dépistages de tous genres, on se demande comment peut-on rester serein dans cette situation. Les mahorais ont bien droit à la sécurité sanitaire.
Il est temps que les autorités locales et de Paris prennent la mesure de la chose et mettent en place le filet « immigration clandestine » zéro.
Oui à l’immigration, mais à l’immigration choisie et non subie !