MAYOTTE-OBSERVER
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Publié le 05/03/2010

 

CCI Mayotte : Serges Castel et l’art de l’ingratitude !

 

Chambre de commerce de Mayotte

Entrée de la CCI_Mayotte

 

Il n’est pas allé avec le revers de la cuillère. Il a tout simplement pris une louche pour cracher dans la soupe. Il est serge Castel. Arrivé à Mayotte dans les années 90 avec rien d’autre qu’une valise vide et la peau blanche. Oui rien d’autre que cela! La peau blanche et juste le fait de parler français auront suffit pour lui à s’installer sur le territoire et à ouvrir le centre de  formation, le plus reconnu dans l’île.

 

Un centre de formation qui depuis son ouverture n’a eu comme client principal que le conseil général de Mayotte. De subvention en subvention, des commandes de formation bidon en formation fantoche en passant par les formations de complaisance, Monsieur s’est enrichi.

 

Et, soudain il pris la présidence de la chambre de commerce et d’industrie (CCI Mayotte). Des voyages par-ci, des voyages par-là il engage les grands chantiers de Mayotte notamment la création du marché couvert de Mamoudzou et la gestion du port de Longoni.

 

Rien ne l’arrête, et il se prend même pour le roi du pétrole à Mayotte. Faiseur de rois et bourreau des ses adversaires. Présent sur toutes les scènes, il a su s’imposer devant la population, devant les commerçants locaux et a su même inspirer le respect de ses adversaires. Bien sur « au royaume des aveugles les borgnes sont rois » et avoir une peau blanche à Mayotte vous ouvre toutes les banques de la place.

 

Depuis un mois il a décidé « de jeter l’éponge », sous prétexte que certaines personnes veulent sa peau. D’un plateau télé, à la conférence de presse, en passant par les interviews sur Internet, il en veut terriblement à Mayotte et à ses élus. Le voilà qui se prend pour un juge suprême. Déclarant unilatéralement les élus Mahorais d’incompétents ! Les accusant aussi d’avoir cacher à la population les vrais inconvénients de la départementalisation.

 

Pour exemple il cite les différentes taxes d’ordures ménagères, les taxes foncières ! Mais qui est-il pour s’octroyer le droit de juger les élus Mahorais ! Peut-on se permettre de laisser n’importe qui venir se proclamer roi et juge suprême à Mayotte ?

 

Il est bien un dicton qui dit que «  les belles voitures ne quittent jamais paris ! ». S’il était ce qu’il pense être, il aurait sans doute fait une belle carrière en Métropole. Il n’aurait pas atterri à Mayotte enquête d’opportunité au milieu des moustiques. Maintenant que les règles changent, il se déchaîne. Peut-être qu’il faut le piquer, car avec cette rage il finira par contaminer toute la France.

 

Lorsqu’il affirme que les élus ont caché les vrais sujets de la départementalisation aux mahorais. On se rend bien compte qu’il n’a sans doute pas suivi la compagne sur le référendum du 29 mars 2009. Les sujets les plus complexes ont été abordés, les fameuses taxes cachées ont été expliquées. N’a-t-il pas entendu les discours du préfet dans les villages, les discours des différentes délégations venues de Paris ?

 

Il se croit sans doute plus malin que tous. Après avoir fait son beurre à Mayotte et après avoir compris que la départementalisation va l’empêcher de faire tout ce qu’il veut. Il décide de jeter l’éponge et partir de l’île. Alors, bon vent et bon débarras !

 

Ce qui a été fait à Mayotte pendant sa présidence, n’a été possible seulement parce que les élus l’ont voulu. Le port de Longoni, l’ouverture du marché aéroportuaire, et les grands projets de l’île ne sont que la volonté de l’état et du conseil général. Il faut rendre à césar ce qui appartient à césar. Aucun mérite sur le développement de Mayotte ne revient à quelqu’un d’aussi ingrat. Inutile de monter sur ses grands chevaux !